Laboratoire d’études de la population


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population

Alain Bélanger

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Étudiants

   Maîtrise

  • Nicolas Bastien

  • Yannick Bastien

  • Yann Décarie

  • Carlos Alberto do Rosario Mendes

  • Patrick Sabourin

Enseignement

Biographie

Groupes et réseaux de recherche

Population change and lifecourse un regroupement de chercheurs des universités canadiennes qui bénéficie du soutien du programme des Réseaux stratégiques de connaissances du CRSH.

Principales recherches en cours

 

Quelle langue pour leurs enfants? Une analyse des déterminants des transferts linguistiques intergénérationnels des immigrants allophones au Québec   Retour à la page « Recherche »

Le paysage linguistique québécois est en constante évolution. Dans les prochaines décennies, un accroissement naturel appelé à devenir négatif et une forte immigration internationale (50 000 immigrants par année pour une population d’un peu moins de 8 millions d’habitants) se traduiront par une augmentation de l’importance relative des allophones aux dépens des francophones et anglophones. Dans la province de Québec, spécialement dans la région de Montréal, le français et l’anglais sont en concurrence. Le français, langue de la majorité et langue officielle, cohabite avec l’anglais, langue minoritaire au Québec mais majoritaire à l’échelle du Canada tout entier et des États-Unis. L’anglais a en effet un statut particulier au Québec en raison de la géographie, de l’histoire et aussi du droit québécois et canadien. Les allophones étant appelés à prendre une place plus importante démographiquement, leurs choix linguistiques auront un effet accru sur l’équilibre démolinguistique du Québec. Les institutions publiques et la plupart des organisations privées fonctionnent au Québec en français et/ou en anglais. La plupart des nouveaux arrivants adoptent rapidement le français ou l’anglais dans l’espace public et parfois même, mais à plus long terme, à l’intérieur du foyer. Certains transmettront à leurs enfants la nouvelle langue d’usage en milieu familial, d’autres les encourageront à y utiliser le français ou l’anglais en plus de la langue d’origine des parents. Mais quelle langue favoriseront-ils pour leurs enfants? Au premier abord, le français, langue de la majorité, peut paraître un choix évident d’autant plus que cette langue est, sauf exception, la langue d’enseignement de leurs enfants. Toutefois, l’anglais bénéficie d’une indéniable force d’attraction tant endogène (par son réseau institutionnel prestigieux) qu’exogène (en tant que lingua franca planétaire) parmi les allophones.
Dans quelle mesure les couples linguistiquement mixtes (français-autre ou anglais-autre) transmettent-ils leurs langues à leurs enfants? Qu’en est-il des couples dont les conjoints parlent la même langue? Les transferts linguistiques intergénérationnels ont-ils évolué depuis une génération? Quel est l’impact de la durée de séjour des parents sur le choix de la langue à transmettre aux enfants? Certaines caractéristiques ethnoculturelles (origine, lieu de naissance, langue maternelle) des parents favorisent-elles les transferts vers l’une ou l’autre des deux langues officielles? Qu’en est-il des variables socioéconomiques telles que le niveau d’éducation et la catégorie professionnelle des parents?
À l’aide des données du Recensement de 2006 et de l’Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle de 2006 (un échantillon d’allophones fut ajouté dans la région de Montréal), nous brosserons un portrait des transferts linguistiques intergénérationnels des allophones du Québec. Dans un second temps, nous étudierons au moyen d’un modèle de régression logistique multinomial les déterminants de ces choix linguistiques. La variable dépendante sera construite à partir de la comparaison de la langue maternelle de l’enfant à celle des parents. L’analyse multivariée des variables démographiques (exogamie, statut d’immigrant et durée de résidence, âge à l’admission), ethnoculturelles (origine ethnique, langue maternelle, minorité visible, lieu de naissance) et socio-économiques (éducation, lieu d’étude, catégorie professionnelle) qui influencent le choix des parents permettra d’identifier l’effet de ces différents facteurs sur les choix linguistiques.

 

La main-d’œuvre immigrante dans la zone métropolitaine de l’emploi de Montréal   Retour à la page « Recherche »

Projet financé par Emploi Québec et la Table métropolitaine (2009-2010)
Les objectifs de cette étude peuvent être divisés en quatre volets :
Un portrait de l'emploi chez les immigrants des cinq régions de la Table métropolitaine. Le portrait comportera une dimension régionale et la situation des immigrants sera distinguée pour chacune des cinq régions administratives. De plus, des comparaisons seront faites avec les autres grandes régions métropolitaines de recensement comptant une forte immigration (Toronto, Vancouver et Ottawa-Gatineau). Il s’agira aussi de voir comment a évolué la situation de l’emploi chez les immigrants entre 2001 et 2006.
Une analyse multivariée des facteurs associés à l'emploi chez les immigrants de la région de la Table métropolitaine. L’objectif du second volet est d’identifier les facteurs associés positivement ou négativement à l’intégration des immigrants sur le marché de l’emploi montréalais, tout en contrôlant pour les autres caractéristiques au moyen d’une analyse multivariée à partir des micro-données du recensement de 2006. L’analyse cherchera à vérifier l’existence de différences régionales au sein des cinq régions administratives de la zone métropolitaine. L’analyse comparera les résultats des statistiques pour Montréal et les autres grandes RMR d'immigration (Toronto, Vancouver et Ottawa-Gatineau) avec l’objectif de discerner ce qui distingue Montréal des autres régions.
Une analyse comparative des politiques et expériences d’intégrations dans les grandes RMR d’immigration. L’objectif est ici de réaliser une analyse comparative des politiques d'intégration des immigrants sur le marché de l’emploi dans les autres grandes RMR d’immigration. Concrètement, ce troisième volet consistera en une synthèse d’entrevues à être réalisées avec des responsables de politiques au niveau fédéral, des provinces et des régions métropolitaines.
Une analyse longitudinale des facteurs associés à l'intégration réussie à l’emploi chez les immigrants de la région de la Table métropolitaine. L’objectif de ce dernier volet est d’identifier quels sont les comportements et les pratiques qui favorisent une meilleure intégration des nouveaux immigrants au marché de l’emploi montréalais au moyen d’une analyse longitudinale. Pour ce faire, les données de l’Enquête longitudinale sur les immigrants au Canada (ELIC) seront mises à contribution.

 

Microsimulation de la diversité ethnoculturelle de la population canadienne Retour à la page « Recherche »

Contexte. La composition ethnoculturelle de la population canadienne est en rapide mutation, en particulier dans les grands centres urbains. Conséquences d’une immigration soutenue et de plus en plus diversifiée, les recensements successifs montrent une augmentation du nombre et de la proportion d’immigrants, de la population appartenant à un groupe de minorités visibles et d’allophones. Les niveaux d’immigration devraient se maintenir au cours des prochaines années et la diversité ethnoculturelle de la population continuera de s’accroître. Ces rapides changements interpellent les chercheurs et les analystes de politique, particulièrement en ce qui concerne le développement urbain, l’intégration au marché du travail, la prestation de services sociaux et de santé et la cohésion sociale.
Objectifs. L’objectif principal de ce programme de recherche est de dresser un portrait de ces transformations et de peindre un portrait socio-économique de la diversité canadienne jusqu’en 2031. Cela nécessite la projection simultanée d’un grand nombre de caractéristiques : âge, sexe, lieu de résidence, appartenance à un groupe de minorités visibles, dénomination religieuse, langue maternelle, âge à l’immigration, période d’immigration, scolarité et niveau d’éducation, participation au marché du travail, etc. L’approche traditionnelle par composantes, ou le modèle multi-états, ne permettent pas de projeter simultanément le grand nombre de caractéristiques requises dans ce contexte de diversité culturelle croissante. Parce qu’ils projettent les comportements de groupes, ils ne permettent pas de tenir compte des comportements différentiels des individus selon leurs caractéristiques, alors que des différences importantes sont depuis longtemps identifiées que ce soit en ce qui a trait aux comportements démographiques ou socio-économiques. Ils ne permettent pas non plus de tenir compte facilement des effets des changements prévisibles dans la composition future de la population. Le développement d’un autre modèle de projections est nécessaire.
Données et méthode. En utilisant un processus de Monte Carlo et les probabilités associées à chaque événement possible, un modèle de microsimulation sera développé. Modélisant les transitions séparément pour chaque individus, le modèle de microsimulation offre plusieurs avantages théoriques par rapport aux modèles traditionnels de projections : 1) il peut projeter un grand nombre de caractéristiques simultanément, 2) il peut facilement tenir compte des comportements différentiels et 3) les changements de composition de la population au cours de la période projetée sont explicitement intégrés.
Les paramètres du modèle seront estimés au moyen de régressions logistiques ou de l’analyse des biographies à partir de sources variées : recensements, statistiques de l’état civil, l’Enquête sociale générale, l’Enquête national sur la santé de la population, l’Enquête sur la diversité ethnique et l’Enquête sur la population active. Le travail analytique pour estimer ces paramètres contribuera à accroître nos connaissances en ce qui concerne les comportements démographiques différentiels et les défis posés par l’intégration des nouveaux arrivants.
Pertinence. Les résultats des projections seront utiles pour la planification de politique dans plusieurs secteurs : les besoins en infrastructure urbaine, l’éducation et de la formation linguistique, le vieillissement démographique et les enjeux intergénérationnels, le changement du marché du travail et les besoins en main d’&œlig;uvre, etc.

 

Projections démographiques pour le Canada, les provinces et les territoires (2005-2056) : Analyse provinciale sous l’angle des migrations de remplacement   Retour à la page « Recherche »

Contexte.Sous l’effet d’une faible fécondité et d’une espérance de vie élevée, de nombreux défis pourraient se poser au Canada dans les années à venir. Selon les projections démographiques les plus probables, l’accroissement naturel de la population canadienne deviendrait négatif et la migration internationale serait le seul facteur de la croissance démographique canadienne — dans un avenir plus ou moins rapproché, suivant les hypothèses retenues. Le vieillissement démographique semble également inéluctable et l’effectif de la population en âge de travailler, dont dépend la population active, pourrait décroître au niveau national dès le milieu des années 2010 selon les niveaux futurs de la fécondité et de l’immigration.
Objectifs. Les résultats à l’échelle nationale des projections démographiques masquent des variations importantes à l’échelle des provinces et territoires. Quelques provinces pourraient présenter, dans une décennie ou deux, des effectifs de population inférieurs à ceux qu’ils avaient en 2005, et d’autres pourraient voir leur poids démographique au sein du Canada augmenter dans l’avenir. L’obejectif de ce projet est de produire un rapport intérimaire et un rapport final qui exposeront tous les éléments pertinents de l’analyse dont l’accent sera mis sur le vieillissement et le ralentissement de la croissance de la population totale et de la population en âge de travailler (et possiblement le déclin de certaines cohortes), et l’influence que pourrait avoir l’immigration sur ces tendances dans une perspective national et provinciale/territoriale.
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Canada 2031: The Next Generation   Retour à la page « Recherche »

Context. Building on the 2017 demographic projections (2005), the Multiculturalism Program has approved the production of a feasibility/methodology study to inform the development of an MOU that will cover new demographic projections and their cost estimates. The new projections will use new 2006 census information and will extend the projections to 2031, and would include more complex and sophisticated social and economic considerations. In partnership with Statistics Canada and the Centre – Urbanisation Culture Société de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-UCS), this feasibility study will develop the framework to be used in the demographic projections, based on most recent data (2006 Census, General Social Survey, Ethnic Diversity Survey, etc.). The framework will include a description of the social and economic variables to be utilized in the projections, a detailed description of the projection model and potential assumptions for the projection scenarios.
Objectives. Define the parameters, principles and operating context for the content, design, development and analysis of a feasibility study related to the Demographic Projections Project (Canada 2031: The Next Generation).

 

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Maîtrise et doctorat en démographie